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Jacques Louvain, peut-être

par Dominique Boudou, carnets, extraits, en-cours etc.

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:07

La maison dit ton absence

Une pomme verte change de peau sur la table

Un reste de lait fige au fond du bol

Tes lèvres closes

La porte du jardin bat

Dans la lumière silencieuse

J'allonge ma fatigue d'un peu de vin

Je regarde mes yeux courir

Sur la page d'un livre

Les mots comme le lait

Incapables de s'ouvrir

La nuit s'est blottie

Dans les yeux du chat

Qui cherche tes insomnies

Tes mains perdues

Qui ne contiennent plus ton visage

Le silence est soudain trop vide

Sans le petit peuple de tes signes

Adressés aux murs et au plafond

Un long vagissement

Mais sorti de quelle gorge

Frissonne

*

Quel visage prend ta mémoire

Quand tes pas sont fermés

Autour du lit

Et que tu dois manger le pain

Comment creusent les mots du père et de la mère

Sur ta peau qu'ils ont tuée

*

Un cri parfois

D'une vieille qui n'a plus sa tête

La nuit tranchée au scalpel

Tu la sens dans ton sang

Q'un rêve commençait à pourir

Tu rejettes les draps trop mouillés

Ton coeur est déjà debout dans le couloir

Haché par le cri qui suivra le cri

Le dernier peut-être et ce sera la fin

Ton corps retourne au creux du lit

Tout bleu dans le froid que tu attends

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commentaires

marie-claude 01/02/2012 07:23


je reconnais le début du poème, mais les deux dernières strophes manquent dans ma mémoire ... pourtant elles me parlent  ...d'un présent redouté ...


Allons, battons le corps !


amitié .