Karlo m'a laissé sur le parking de la porte ouest et j'ai attendu que son motoculteur ne soit plus qu'un tremblé dissous dans le lointain. Il m'a dit qu'on se reverrait car il avait parfois à faire à Cordon jaune. Zorra a renchéri en se frottant contre...
Lire la suiteVingt kilomètres en cinq heures, sous un soleil si gros que j'ai cru qu'il allait éclater, voilà une épreuve difficile pour Jacques Louvain. Karlo conduisait son motoculteur comme un quad, au grand plaisir de Zorra mi-chat mi-rat, et le paysage valdinguait...
Lire la suiteJe ne sais pas au juste qui est Karlo. Oui. Avec un k. Il y tient. Pendant une heure il m'a raconté comment il m'a sauvé de la soif. Boire bien sûr, il fallait que je boive, à très petites doses progressivement augmentées. Il y avait aussi toutes ces...
Lire la suiteJ'allais mourir, c'était certain. Les têtes penchées sur moi s'apprêtaient à recueillir ma dépouille dans un drap. Quelques-unes faisaient des grimaces. D'autres gardaient la bouche ouverte. C'était donc ça l'antichambre de la mort. Un défilé de visages...
Lire la suiteUne heure a passé et je ne m'en suis pas aperçu. J'ai vu un avion à hélices qui volait bas, une chèvre noire au détour d'un rocher. J'ai entendu des froissements d'agaves, des éboulis, des plaintes d'insectes. Mais rien de ce que je voyais ou entendais...
Lire la suiteL'hôtel-restaurant a surgi au bord de la piste comme si les entrailles de la terre l'y avaient poussé. C'était un mélange de béton, de ladrillos, de parpaings récupérés, de ferrailles en tout genre. Autour, de la pierraille sans arbres ni herbes où gisaient...
Lire la suiteJe ne sais pas comment le réel advient. Le géant blond m'a désigné d'un coup de menton la boîte à gants et je me suis retrouvé avec un revolver dans les mains. Je l'ai pointé sur le paysage. Des cailloux et des cactus. De la poussière. Du silence. A l'arrière...
Lire la suiteNous avons quitté Mexico escortés par deux motards. Le géant blond conduisait en serrant les dents. Au moindre ralentissement, sa main droite se posait sur la poche de sa veste. Théus, pour la première fois depuis notre départ, se rongeait les ongles....
Lire la suiteNous sommes assis, Théus et moi, dans une pièce guère plus grande qu'un mouchoir de poche, sur des clubs autrefois cramoisis. La lumière y pénètre par une fenêtre au grillage serré. L'air suffoque. Un ficus baisse la tête sur son pot à sec. Une femme,...
Lire la suiteLe pilote annonce qu'il reste deux heures de vol et que la météo à Mexico est au beau fixe. Nous sommes dans l'avion depuis dix heures. Une évidence pour Théus mais pas pour moi. Comment reconstituer cette durée ? Jacques Louvain a beaucoup dormi, regardé...
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