Tu viens d'entrer dans un temps de murs blancs, avec le vide pour durée. Tu dois puiser en toi l'eau et le pain, le sel et le sucre. Sauver ton corps couché sous la lumière où ta mère t'a brûlé. Retrouver la mesure du sang et de la peau. Loin des signes...
Lire la suitePetite prescription de littérature contemporaine remboursée à cent pour cent par le bonheur de grandir en lisant Littérature française, romans Michèle Desbordes : La demande // La robe bleue // Le commandement Hubert Mingarelli : La beauté des loutres...
Lire la suiteTu te souviens des lapreuils bondissants que nous avons inventés. Une histoire d'enfants de trois ans pour tenir avec le monde qui nous tombait des mains. * Encore un landau dans le crissement des feuilles tombées. Son empreinte aussitôt disparue à nos...
Lire la suiteTon cerveau maigrit. La peur te prend dans ce manque de coulures invisibles. Tu vois l'évidement de tes bras et de tes jambes, tu caresses les grains sur ta peau devenue sèche d'avoir trop pleuré. Mais comment mesurer au jour le jour ce que la mort arrache...
Lire la suiteJe retrouve trois volumes de la collection écrivains de toujours que publiait le Seuil. Elle a marqué mon jeune âge comme les livres carrés de Seghers, Poètes d'aujourd'hui. C'était l'époque où j'essayais de comprendre la pensée de Georges Bataille. La...
Lire la suiteJe ne fais pas la différence entre le corps de nos bibliothèques et mon corps physique. Foutoir partout des viscères. La gangrène des livres comme le pourrissement de la peau. Tout à jeter. Je me souviens, j'avais dix-sept ans, fiévreux déjà, tous mes...
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