L e moment pour que l'oiseau vienne Vous vous êtes levé à six heures comme d'habitude. Vous aimez le dire et le redire. Comme d'habitude, vraiment. Vous ajoutez qu'il faisait beau pour la saison. Vous parlez de la qualité du silence dans la ville, à cette...
Lire la suiteParfois, sans prévenir, les mots se font la malle. On les a sur le feu depuis quarante ans et pourtant. Comment dire. Comment le dire. Comment lui dire. On a peur. On a les jambes qui flanchent. Lui dire. Lui dire qu'on aime son visage et sa voix. Lui...
Lire la suiteJane a toujours écrit. Ecrire comme marcher. Elle ne se souvient pas à quand ça remonte. La mémoire des gestes lui fait défaut. Ses doigts vont tout seuls sur le clavier. Elle s'en effraie, parfois. La vieille dame du dessus pousse son déambulateur sur...
Lire la suiteEncore une visite émouvante, dans sa nouvelle maison, dans son nouvel atelier, près de champs moissonnés et de vignes en promesses, à notre ami Claude Bellan. Tout ici est plus petit mais l'espace pourtant reste aussi grand. La présence de cinquante ans...
Lire la suiteLa lumière est douce, venue du puits de jour. Elle monte comme un lierre s'accouder à la fenêtre, hésite autour de la table où l'ordinateur a des palpitations de vieux drap. Un grand silence recouvre tout dans le bureau où Jane écrit. Une gravure au mur...
Lire la suiteToujours, en juillet, une sourde mélancolie me prend. Je n'aime pas le soleil de ce mois clair. Sa découpe est trop nette, sa résonance trop vibrante. Je fuis tout autant les faux silences qui rampent dans les rues. Qui portent le soupçon au coeur de...
Lire la suiteUn village assoupi au coeur de l'été en terre d'Aunis. Une rivière y serpente. La Boëme. Un nom comme une promesse de voyage au ralenti. Sur l'eau qui a verdi entre les vieux lavoirs, on imagine sans surprise des cygnes dont le cou démesuré se plie et...
Lire la suiteUn conte pour enfants sans la lettre e. Mon chat Pompadour, divin marquis dans son couffin cossu, grimpa sur un banc au fond du jardin. Il avala un limaçon qui passait par là. Un ouragan, ayant tout vu, gronda. - Vilain chat ! Vomis ton limaçon ou tu...
Lire la suiteLes raisons de se réjouir ne sont pas si nombreuses. Sans la volonté de piocher çà et là un peu de contentement, on se prend vite les pieds dans la tristesse. Alors, tout à trac et en vrac, je salue le printemps des poètes. Je viens de découvrir un blog...
Lire la suiteLe radiateur à côté de moi a de la cire dans les oreilles. Ma tête bourdonne. Je ne suis pas moins une chose que le radiateur. Aucune pensée ne m'agite en ce sombre lundi. Aucun désir ne me porte à entrer là ou là. Je lis Les révoltés de Sandor Marai...
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