Ricoh tient serré le tractopelle. Les chenilles arrachent à la terre des plaintes résignées. Parfois, dans la saignée, un bloc plus dur lance des étincelles. Ricoh se bat. Ricoh s'est toujours bien battu avec un tractopelle. Va pas t'échapper putain,...
Lire la suiteUne heure de l'après-midi. Un ciel trop bas pour la saison et qui pourrait tomber. Séverine et Amina longent la palissade du chantier. Elles ont séché le cours d'hygiène alimentaire, ont bu du coca à la cafétéria, parlé des mecs. Elles rigolent. Chayeb...
Lire la suiteL'horloge à défalquer le temps qu'il a fait poser sur la façade de sa clinique, il pouvait pas savoir le véto, le succès qu'elle aurait. Trois cadrans digitaux, comme sur le tableau de bord d'un avion supersonique, à clignoter sans cesse, un pour le jour,...
Lire la suiteRicoh ne s'appelle pas Ricoh. On ne sait plus au juste comment s'appelle Ricoh, l'a-t-on jamais su ? Les noms se perdent voilà, le cercle a dû se restreindre, de ceux qui connaissaient le vrai nom de Ricoh, et maintenant plus personne... Ricoh s'en fout....
Lire la suiteDu crachin comme des grumeaux et la lumière a du plomb dans les ailes. J'écris pour écrire, rien d'autre. Aujourd'hui, je ne sais pas où s'en va mon vertige. Mes yeux sont trop pleins mais de quoi que je pourrais effacer. Les os craquent dans mes doigts...
Lire la suiteQu'on en lise ou pas, la poésie est nécessaire à l'homme et cela quelque soit sa forme. Un regard, simplement étonné, croisé dans un chemin de fer, sur une promenade en bord de mer ou en bord de forêt suffit à donner une présence à ce qu'il touche. L'acuité...
Lire la suiteFoule de novembre finissant. Ciel bas sur le cours de l'Intendance. Des trams. Des scooters. Des pousse-pousse au pédalage assisté par la fée électricité. Un violonneux violonne. Son Chopin languide indiffère. Cette foule n'a pas d'oreille. Seulement...
Lire la suiteLa vallée des larmes N'est plus un lieu sûr sous tes yeux Une fondrière a creusé le passage De tes nuits sans sommeil De l'autre côté de la faim Qui décharne les souvenirs Tu peux tomber à chaque instant Dans le puits à sec de ton visage Poème en chantier...
Lire la suiteAlors que je mets la dernière main à un texte pour une revue sur le concept de mystère, je pense à toi. Je pense à l'âne que nous avons vu dimanche au parc bordelais et que tu as couru dans un désir de caresse et que tu t'es exclamé : il y en a un pareil...
Lire la suiteParfois Comme une brillance sur le chemin Le petit bonheur d'une traverse Un champ posé là au creux du tumulte Quelques ivraies solitaires et battues Où souffle une mémoire qui ne dit rien La nôtre qui sait Tout entière dans mes pas * Ici ou là Au détour...
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