rue Vital-Carles, 3 Il est sept heures et demie du soir. Je viens de boire un verre place Gambetta, sur une terrasse venteuse. J'ai regardé les gens, leur façon de marcher avec le froid qui tombait. Je me suis demandé comment certains faisaient pour téléphoner...
Lire la suiteLa maison dit ton absence Une pomme verte change de peau sur la table Un reste de lait fige au fond du bol Tes lèvres closes La porte du jardin bat Dans la lumière silencieuse J'allonge ma fatigue d'un peu de vin Je regarde mes yeux courir Sur la page...
Lire la suiterue Rodrigues-Péreire, 1 Immeubles et maisons dont j'imagine, côté jardin, la profondeur close par des hauts murs. Là, peut-être, une terrasse coiffée d'indienne à rayures bleues, avec des lampes anti-moustiques pour les soirs d'été. Quelques chaises...
Lire la suiterue Vital-Carles, 1 Pour moi, la rue Vital-Carles, c'est Mollat. Plus qu'une librairie. Un rituel. Les livres d'art d'abord. Invariablement, le nom à consonnance polonaise ou russe d'un historien de l'art me fait penser à une jeune dame brune que j'aimai...
Lire la suite(off) Je prends toujours le tram à l'arrêt New York devant le bureau de tabac. J'aime m'asseoir sur l'un des premiers sièges. Je vois les oreilles du conducteur s'il a les oreilles bien dégagées. Je vois aussi les deux écrans qui lui servent de rétroviseurs....
Lire la suiteplace Saint-Christoly, 1 La ligne B s'arrête juste à côté, rue Vital-Carles. Un passage, dont l'angle est un théâtre, y conduit. Je suis surpris par la hauteur des arbres qui coiffent la place. Des platanes. Comme dans un bourg provençal mais sans fontaine....
Lire la suiterue Achard, 1 Une fenêtre dans un mur. Haute et seule. Elle donnait sur la chambre d'un veilleur, sur un bureau peut-être, avec une ampoule nue dans les deux cas. Le regard imagine volontiers cette ampoule nue tant le mur lui-même, au fil des ans, a fini...
Lire la suiteLe radiateur à côté de moi a de la cire dans les oreilles. Ma tête bourdonne. Je ne suis pas moins une chose que le radiateur. Aucune pensée ne m'agite en ce sombre lundi. Aucun désir ne me porte à entrer là ou là. Je lis Les révoltés de Sandor Marai...
Lire la suiteMimine regarde une voiture qui traverse l'écran de la télé, dans un paysage si désert qu'il abolit toute idée de voyage, zappe sur la gueule mal rasée d'un buveur de bière. Son homme, elle dit comme ça Mimine, " mon homme ", dort la bouche ouverte sur...
Lire la suiteAmzer al Kriss fait ses repérages, rêve que demain toute la cité louera son talent et que la télé filmera le chantier tout rose et bleu désormais. Amzer al Kriss est un soleil bleu qui passe devant la clinique vétérinaire et voit les trois cadrans de...
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