(off) Je me souviens d'avoir tenu la pose entre Sancho Panza et Don Quijote devant la maison natale de Miguel de Cervantes, sur un banc de pierre. Une pluie fine et pénétrante, llovizna, s'apprêtait au-dessus de nos têtes. Le ciel d'Alcalá de Henares...
Lire la suite(off) A Saint-Pétersbourg, le tram est rouge et blanc. Plus anguleux qu'un parallélépipède. on pourrait le poser comme serre-livres dans une bibliothèque et il serait du voyage avec les mots. Sur l'île de Vasilivskiy Ostrov, bien que le terrain soit plat,...
Lire la suiteOn ne le dira jamais assez : la rue, les boutiques, les places et leurs bancs sont d'inépuisables mines pour nourrir n'importe quelle écriture. Il faut garder les yeux en alerte mais aussi ouvrir les oreilles. Les conversations saisies au vol mériteraient...
Lire la suite(off) Il n'y a pas de place Saint-Christoly à Alcalà de Henares mais il y a une place Alcalà de Henares à Talence, toujours sur le trajet de la ligne B qui s'en va jusqu'au centre de Pessac. Coupée en deux par la circulation, cette place est en fait un...
Lire la suiteplace Saint-Seurin, 5 Un soleil trop généreux pour la saison dénude déjà les épaules des jeunes filles, fait courir un chien sur la pelouse, après une balle ou un rayon. Les bourgeons de mars ont pris de l'avance dès la fin de janvier. Le petit peuple...
Lire la suite(off) Un mur sale après la boucle des écluses. Le tram avance au pas. Je lis ces mots tracés au pinceau avec un fond de peinture noire : FUTURE IS A JOKE. Je pense à ce qui reste de l'usine derrière le mur. Métal rouillé. Parpaings lépreux. Gangrène des...
Lire la suiteplace Saint-Seurin, 4 Une mère et sa fille de quinze ans sur un banc. Le temps est doux, propice à toutes sortes de vagabondages. La mère lit Jane Eyre à haute voix. La fille fait la moue, trépigne dans ses baskets, regarde par-dessus son épaule des jeunes...
Lire la suiterue Vital-Carles, 3 Il est sept heures et demie du soir. Je viens de boire un verre place Gambetta, sur une terrasse venteuse. J'ai regardé les gens, leur façon de marcher avec le froid qui tombait. Je me suis demandé comment certains faisaient pour téléphoner...
Lire la suiterue Rodrigues-Péreire, 1 Immeubles et maisons dont j'imagine, côté jardin, la profondeur close par des hauts murs. Là, peut-être, une terrasse coiffée d'indienne à rayures bleues, avec des lampes anti-moustiques pour les soirs d'été. Quelques chaises...
Lire la suiterue Vital-Carles, 1 Pour moi, la rue Vital-Carles, c'est Mollat. Plus qu'une librairie. Un rituel. Les livres d'art d'abord. Invariablement, le nom à consonnance polonaise ou russe d'un historien de l'art me fait penser à une jeune dame brune que j'aimai...
Lire la suite