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Jacques Louvain, peut-être

par Dominique Boudou, carnets, extraits, en-cours etc.

21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:44

Les raisons de se réjouir ne sont pas si nombreuses. Sans la volonté de piocher çà et là un peu de contentement, on se prend vite les pieds dans la tristesse. Alors, tout à trac et en vrac, je salue le printemps des poètes. Je viens de découvrir un blog de belle tenue, celui de Murièle Camac, Les portes de la perception. J'y ai butiné la phrase de Juan Gelman poète argentin, que j'ai aussitôt notée sur mon petit carnet : " Tu ne sais pas ce que tu vas écrire. Alors, le voyage vers le poème, c'est ça : la distance entre ce que tu sais et ce que tu écris". A propos des blogs, allez farfouiller dans ma liste et celle des autres. La poésie est vivante, d'autant plus vivante que les temps nous ballottent dans le noir. Mais il faut lire les livres des poètes aussi. Prenez donc ma petite liste dont les titres sont disponibles soit en librairie soit sur les sites des éditeurs :

- Penser maillée, Murièle Modély, éditions du cygne

- Bougies noires, Abdallah Zrika, éditions de la Différence

- Seulement la vie, tu sais, Brigitte Giraud, éditions Rafael de Surtis

- Le balayeur du désert, Salah al Hamdani, éditions Bruno Doucey

- Vrouz, Valérie Rouzeau, éditions de La table ronde

- Dans la poigne du vent, François-Xavier Maigre, éditions Bruno Doucey

 

Parmi les anthologies, je conseille vivement celle de Bruno Doucey : Enfances regards de poètes. Vous y croiserez, entre autres, Salah al Hamdani, Isabelle Lagny, Ghislaine Amon, Jacques Ancet, Henri Bauchau, Luc Bérimont, Laurence Bouvet, Régine Detambel, Guy Goffette, Charles Juliet, Yves Martin, Ernest Pépin, Valérie Rouzeau et... même moi.

Et puis et puis, il y a tous ces passeurs de mots que sont les compagnies théâtrales. A Bordeaux, grâce au théâtre des Tafurs, j'ai découvert depuis dix ans des ribambelles de voix qui m'ont touché : Valérie Rouzeau encore, Antoine Emaz, Lionel Bourg, Raul Nieto de la Torre, Tania Langlais, Seymous Dagtekin, j'en passe j'en passe...

 

Et puis et puis tous ces éditeurs qu'on dit petits par la surface financière mais qui sont grands par tout ailleurs. Mais, non, pas de deuxième liste. Faites un tour sur les sites dédiés à la poésie pour les découvrir.

 

Et puis et puis enfin enfin, tous ces sales gosses qui savent écrire de la poésie affranchie dès lors qu'on leur en laisse un peu la liberté, de la maternelle jusqu'au lycée. Je leur délivre ce message : C'est parce que vous êtes des sales gosses que vous écrivez bien. Surtout, ne devenez jamais trop propres, car s'éteindraient sous votre peau tous les mots en bourgeons.

 

Voilà, j'ai dit. Que vive le printemps des poètes longtemps longtemps !

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Dominique Boudou - dans Carnets
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commentaires

Murièle Camac 22/03/2012 15:09


Merci de mentionner ainsi mon blog, et merci pour ce message qui respire l'amour - et la connaissance - de la poésie, et qui fait plaisir à lire !


Je rejoins le commentaire précédent quant au dernier paragraphe : les enfants semblent souvent avoir d'étonnantes facilités pour la trouvaille poétique; malheureusement ils ne les gardent pas
toujours...

marie-claude 21/03/2012 18:05


ton dernier paragraphe me touche, puisse t-il engendrer auprès des jeunes qui le liront des idées à écrire à foison ...


le printemps me ramène à la saison de lecture intensive, c'est la plus belle des saisons ...


amitié .